Au Togo, le débat sur l’avenir du CHU Sylvanus Olympio refait surface au moment où les chantiers de réhabilitation battent leur plein dans les Centres Hospitaliers Universitaires (CHU) de Campus à Lomé et de Kara. Pour le Syndicat des Praticiens Hospitaliers du Togo (SYNPHOT), le constat est sans appel : le plus grand hôpital du pays est arrivé à bout de souffle et mérite d’être reconstruit entièrement.
Le secrétaire général du syndicat, Dr Gilbert Tsolényanu, s’est exprimé sur le sujet au micro d’une radio de la place. Il dit avoir effectué récemment une visite discrète au CHU Campus pour apprécier l’évolution des travaux. « Je vais vous dire quelque chose. La semaine dernière, je suis allé incognito au CHU Campus pour regarder un peu les travaux. Je ne suis pas technicien ni architecte, je suis médecin. Mais pour ce que j’ai pu voir, ils vont très vite et c’est pas mal. Attendons la fin pour mieux apprécier. C’est bien pour le CHU Campus, c’est bien pour le système, mais le CHU Sylvanus Olympio, il faut le raser et construire un nouvel hôpital », a-t-il déclaré.
Selon lui, réhabiliter l’actuel CHU serait une erreur, tant les infrastructures sont vétustes et inadaptées. Il plaide pour un nouvel hôpital moderne, équipé de technologies médicales récentes et conçu selon les standards internationaux. Le syndicaliste regrette par ailleurs que les praticiens n’aient pas été associés à la supervision des travaux, estimant qu’« en bonne courtoisie, le ministère de la Santé devrait inviter les professionnels à visiter les chantiers pour donner leurs avis ».
Pour le SYNPHOT, la reconstruction du CHU Sylvanus Olympio n’est plus une option, mais une nécessité pour redonner au secteur hospitalier public sa crédibilité et son efficacité.
